A savoir
Le concept de connaissance renvoie à la capacité de disposer d'une représentation mentale d'une réalité plus ou moins bien circonscrite, soit simplement informative, soit intégrant des modèles de compréhension ou de comportement plus ou moins élaborés. On peut dire qu'il y a connaissance lorsqu'on dispose face à un objet ou à une situation, de concepts pertinents et d'un minimum d'éléments sur les valeurs des grandeurs en cause ou sur leurs relations. Toute connaissance d'un objet au sens le plus large du terme implique ainsi de disposer de descripteurs, de valeurs et de relations, et va dans le sens d'une théorisation, qui tend à être partagée, soit par un groupe social, soit par la société toute entière. Toute perception conduit en puissance à l'idée de connaissance: on peut aussi bien parler de la connaissance du système des planètes que de la connaissance des sentiments amoureux. Désormais la spécificité des modalités de la cognition s’étend donc à des domaines situés à la limite entre le conscient quantitativement (si ce n’est qualitativement) mesurable et l’inconscient, inexplicable en termes de valeurs opératoires. Avec l’apparition des lois statistiques et des lois de probabilités dans les lois générales d’appréhension de l’univers (Physique quantique et relativité), avec la reconnaissance du caractère imprévisible des phénomènes futurs, la mutation de la pensée scientifique a influencé les recherches sur la cognition vers de nouveaux systèmes. Elle s’oriente désormais vers une théorie cosmologique où les interactions réciproques des éléments les uns avec les autres définissent notre monde comme un univers de champs d’interaction, conception centrale de la physique actuelle.