Élu village préféré des Français en 2018, Cassel, perché sur son mont des Flandres dans le département du Nord, doit désormais composer avec les revers de sa notoriété. Depuis le 1er août, la municipalité de cette commune de moins de 2 000 habitants a instauré un quota strict sur les locations de type Airbnb, afin de freiner la multiplication des meublés touristiques qui grignote peu à peu la vie locale.
Un quota fixé à 30 résidences secondaires
Concrètement, la mairie limite désormais à 30 le nombre de résidences secondaires pouvant être proposées en location de courte durée sur les plateformes numériques comme Airbnb. La mesure vise une cible précise : elle ne concerne ni les résidences principales, ni les chambres chez l’habitant, seulement les logements secondaires transformés en meublés de tourisme. Selon la commune, une trentaine de dossiers étaient déjà recensés avant l’instauration du quota, pour un total avoisinant 35 hébergements touristiques déclarés sur le territoire.
Depuis l’obtention du titre de village préféré des Français, l’attractivité de Cassel n’a cessé de croître, entraînant dans son sillage une hausse continue des annonces de location sur les plateformes numériques. Un phénomène qui, selon les élus locaux, a contribué à éloigner certains habitants permanents, remplacés par des logements occupés seulement quelques semaines par an, avec un effet direct sur la vitalité des commerces de proximité et le lien social du village.
Un enregistrement obligatoire avant le 30 septembre
Les propriétaires concernés ont jusqu’au 30 septembre pour déposer un dossier en mairie et obtenir une autorisation officielle. Passé ce délai, les logements non déclarés s’exposent à des amendes pouvant atteindre 10 000 euros. La municipalité assure ne pas vouloir interdire l’activité touristique, qui reste une ressource économique pour les commerces locaux, mais simplement l’encadrer pour préserver un équilibre entre vie résidentielle et afflux de visiteurs.
Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large. Depuis 2026, la loi dite « Le Meur » impose un encadrement renforcé des meublés de tourisme à l’échelle nationale : un téléservice d’enregistrement obligatoire doit entrer en service au dernier trimestre de l’année, avec la délivrance d’un numéro que chaque annonce devra afficher. Les communes, y compris les plus petites, disposent ainsi d’un cadre juridique plus solide pour réguler ce marché, jusqu’ici souvent défini par les seules grandes métropoles touristiques.
Une tendance qui dépasse les grandes métropoles
Paris, Nice ou Annecy ont depuis longtemps mis en place des restrictions sur les meublés touristiques. Le cas de Cassel montre que la question touche désormais aussi les petites communes rurales, dont l’attractivité soudaine peut fragiliser un tissu local resté longtemps stable. Les élus municipaux, associations de riverains et professionnels du tourisme local devront composer avec ce nouvel équilibre au fil des prochains mois, à mesure que les dossiers d’autorisation seront instruits.
Pour les propriétaires concernés, l’enjeu est aussi patrimonial : nombre de résidences secondaires de Cassel sont d’anciennes maisons flamandes rénovées, dont la mise en location constitue parfois le seul moyen de financer l’entretien. Le dispositif municipal prévoit un examen au cas par cas des demandes, avec une attention particulière portée aux dossiers déjà engagés avant l’entrée en vigueur du quota.
Questions fréquentes
Qui est concerné par le quota mis en place à Cassel ?
Seuls les propriétaires de résidences secondaires louées en meublé touristique de courte durée sont concernés. Les résidences principales et les chambres chez l’habitant restent hors du champ de la mesure.
Que risquent les propriétaires qui ne se déclarent pas avant le 30 septembre ?
Les logements non enregistrés en mairie après cette date s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 euros, conformément au règlement adopté par la commune.
D’autres communes appliquent-elles ce type de mesure ?
Oui, des villes comme Paris, Nice ou Annecy encadrent déjà strictement les meublés touristiques. La nouveauté à Cassel est que ce type de régulation touche désormais une petite commune rurale, illustrant l’extension du phénomène au-delà des grandes métropoles.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
