Bus articulé 100 % électrique du réseau TanGo de Nîmes Métropole

Nîmes : le réseau TanGo passe aux bus 100 % électriques, cap sur la fin du diesel en 2030

Nîmes Métropole met en circulation ses premiers bus articulés 100 % électriques sur le réseau TanGo, avec un objectif affiché : plus aucun diesel d’ici 2030.

À Nîmes, la mobilité quotidienne change de visage. Le réseau TanGo de Nîmes Métropole vient de mettre en circulation ses premiers bus articulés 100 % électriques, une étape concrète vers un objectif clair affiché par l’agglomération gardoise : ne plus faire rouler aucun véhicule au diesel à l’horizon 2030. Derrière l’annonce, c’est tout un modèle de transport local qui se transforme, avec des effets tangibles pour les habitants comme pour l’environnement urbain.

Un tournant concret pour le réseau TanGo

Le premier véhicule mis en service est un bus articulé de 18 mètres, un modèle GX 437 construit par le carrossier français Heuliez. Sa fiche technique illustre le saut de génération : une autonomie pouvant atteindre 340 kilomètres grâce à neuf packs de batteries totalisant 623 kWh, et une capacité de 104 voyageurs. Huit exemplaires identiques ont été réceptionnés durant l’été pour une mise en service à la rentrée de septembre, portant à neuf le nombre de bus articulés électriques financés dans cette première vague.

L’investissement consacré à ces neuf véhicules s’élève à 7,6 millions d’euros. À l’échelle de la flotte, l’effort est loin d’être symbolique : d’ici la fin de l’été 2026, l’agglomération comptera 33 bus électriques en circulation, soit environ un tiers de son parc. Le reste se répartit aujourd’hui entre biogaz et diesel, une proportion appelée à basculer rapidement au fil des renouvellements.

Une énergie produite sur place

La particularité nîmoise ne tient pas seulement aux véhicules, mais à la manière dont ils sont alimentés. Au dépôt Bompard, une vaste ombrière photovoltaïque a été inaugurée pour recharger les bus directement sur site, avec un temps de charge de quatre à cinq heures. L’idée : produire localement une partie de l’électricité qui fait rouler le réseau, réduire la dépendance énergétique et limiter l’empreinte carbone du transport collectif. Ce couplage entre production solaire et mobilité électrique reste encore rare en France à cette échelle.

Pour les usagers, le changement se ressent au quotidien : des bus plus silencieux, sans rejets à l’échappement en ville, et un confort revu à la hausse sur les lignes concernées. Pour les riverains des grands axes, la baisse du bruit et de la pollution locale constitue un bénéfice direct, souvent sous-estimé dans les débats sur la transition des transports.

Pourquoi cette actualité locale compte

L’exemple de Nîmes dépasse le simple fait divers municipal. Il illustre une tendance de fond dans les agglomérations françaises de taille moyenne, longtemps restées en retrait des grandes métropoles sur ce terrain. En misant à la fois sur l’électrique et le biogaz plutôt que sur une seule technologie, l’agglomération se laisse une marge de manœuvre face aux aléas d’approvisionnement et aux coûts.

  • Pour les habitants : un air urbain assaini et des trajets plus apaisés.
  • Pour la collectivité : une facture énergétique en partie maîtrisée grâce à l’autoproduction solaire.
  • Pour l’économie locale : des véhicules assemblés par un industriel français, signe d’une filière qui se structure.

Reste que le chemin vers 2030 suppose de tenir le rythme des livraisons et d’étendre les infrastructures de recharge. C’est une prévision, pas encore un acquis : la réussite dépendra de la constance des investissements sur plusieurs mandats. Les prochains renouvellements de flotte diront si Nîmes tient sa promesse d’un réseau entièrement propre.

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Questions fréquentes

Combien de bus électriques circuleront à Nîmes en 2026 ?

D’ici la fin de l’été 2026, le réseau TanGo de Nîmes Métropole devrait compter 33 bus électriques, soit environ un tiers de sa flotte totale, le reste se partageant entre biogaz et diesel.

Quel est l’objectif de Nîmes Métropole en matière de diesel ?

L’agglomération vise la fin du diesel à l’horizon 2030, avec une flotte alimentée uniquement à l’électrique ou au biogaz.

Comment les bus électriques sont-ils rechargés ?

Ils sont rechargés au dépôt Bompard, où une ombrière photovoltaïque a été installée. Une charge complète nécessite quatre à cinq heures, en partie couverte par l’énergie solaire produite sur site.

Sources