Toiture d'un dépôt de métro à Rennes équipée de panneaux photovoltaïques

Rennes : le métro s’apprête à produire sa propre électricité solaire

Rennes Métropole installe 1,5 hectare de panneaux photovoltaïques sur les dépôts du métro pour couvrir 10 % des besoins de traction des rames, une première en France.

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À Rennes, le métro s’apprête à devenir producteur de sa propre électricité. Rennes Métropole, avec la SEM Energ’iV et l’opérateur Keolis, lance l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures des garages-ateliers du métro, à Chantepie et à La Maltière. Une première en France pour un réseau de métro, qui s’inscrit dans un mouvement plus large de villes françaises cherchant à verdir leurs transports du quotidien.

1,5 hectare de panneaux sur les toits des dépôts

Le chantier, qui démarre à l’été 2026, doit couvrir environ 1,5 hectare de toitures avec des panneaux solaires. Les deux sites concernés, Chantepie et La Maltière, abritent les rames des lignes a et b lorsqu’elles ne circulent pas. La mise en service des panneaux est attendue au début de l’année 2027.

10 % des besoins de traction couverts

Une fois en fonctionnement, l’installation doit produire environ 964 mégawattheures par an, soit de quoi couvrir près de 10 % des besoins en énergie de traction des rames du métro rennais. Particularité du dispositif : l’électricité produite sera injectée directement dans les circuits d’alimentation du métro, sans transiter par le réseau public de distribution. Une boucle d’autoconsommation directe qui serait, selon Rennes Métropole, une première pour un métro en France.

Une rentrée des transports chargée à Rennes

Ce projet solaire s’ajoute à d’autres chantiers présentés lors de la conférence de rentrée des transports de la métropole bretonne : remplacement complet des ascenseurs de la ligne a, hausse de 25 % de la capacité de cette même ligne d’ici 2028, six nouvelles liaisons cyclables express et poursuite de la concertation sur les futures lignes de Trambus T3 et T4. Le réseau STAR, qui coûte environ 180 millions d’euros par an à faire fonctionner, reste financé aux trois quarts par le versement mobilité acquitté par les entreprises du territoire.

Un mouvement plus large dans les villes françaises

D’autres agglomérations avancent elles aussi sur l’électrification et la sobriété énergétique de leurs transports : à Nîmes, le réseau TanGo bascule progressivement vers des bus 100 % électriques, tandis qu’en Essonne, la ligne de bus électrique Tzen 4 a déjà changé le quotidien de plusieurs communes. Sur le volet accessibilité, Nice a de son côté choisi la gratuité des transports pour les seniors, quand Bordeaux mise sur le rafraîchissement urbain avec l’ADEME face à la multiplication des épisodes de canicule.

Ce qu’il faut retenir

  • Installation de panneaux photovoltaïques sur les dépôts du métro de Rennes dès l’été 2026.
  • Mise en service prévue début 2027, pour environ 964 MWh produits chaque année.
  • Une boucle d’autoconsommation directe, présentée comme une première française pour un métro.
  • Un projet qui s’inscrit dans une rentrée des transports rennaise marquée par plusieurs autres chantiers.

Questions fréquentes

Le métro de Rennes va-t-il fonctionner entièrement à l’énergie solaire ?

Non : les panneaux photovoltaïques couvriront environ 10 % des besoins en énergie de traction des rames, le reste continuant d’être fourni par le réseau électrique classique.

Où seront installés les panneaux solaires ?

Sur les toitures des garages-ateliers du métro, situés à Chantepie et à La Maltière, où les rames des lignes a et b sont entretenues et stationnées.

Quand les habitants verront-ils les effets de ce projet ?

Le chantier débute à l’été 2026 et la mise en service de l’installation solaire est annoncée pour le début de l’année 2027.

Sources

franceinfo.fr
ici.rennes.fr (Rennes Métropole)
lejournaldesentreprises.com

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